Plotino – Tratado 30,7 (III, 8, 7) — Todas as realidades verdadeiras contemplam e são contemplações

Míguez

7. Todas las cosas que realmente existen provienen de una contemplación y son una contemplación. De ellas surgen, a su vez, otras cosas que son objetos a contemplar, bien por la sensación, bien por el conocimiento, bien por la opinión. Las acciones tienen su fin en el conocimiento y todo deseo es deseo de conocer. Cualquier acto de la generación tiene su origen en un acto de contemplación, con vistas a conseguir una forma, que será otro objeto de contemplación. Así, en general, todas las cosas que producen algo imitan las realidades principales y producen formas que son objetos de contemplación; las sustancias que de ello resultan se aparecen como imágenes de aquellas realidades y nos dan a conocer unas causas productoras que tienen como fin, no la producción o la acción, sino ese mismo efecto que habrá de ser-contemplado. Esto es lo que quiere ver el pensamiento, y antes de él la sensación, cuyo fin no es otro que el conocimiento. Pero antes todavía la naturaleza produce en sí misma un objeto de contemplación y una razón, llevando así a su término otra razón. Algunas de estas tesis son evidentes por sí mismas y otras, en cambio, han sido traídas aquí, como bien claro está.

Dado que, necesariamente, los seres primeros descansan en la contemplación, todas las demás cosas desean la contemplación, porque en todas ellas su principio ha de ser su fin. Cuando los animales engendran, sus razones seminales ponen en movimiento la materia. Este movimiento constituye un acto de contemplación y un impulso para producir muchas formas y objetos de contemplación, un impulso, diremos, para llenarlo todo de contemplación y no dejar ya nunca de contemplar. Porque producir no es otra cosa que producir una forma o, lo que es lo mismo, llenarlo todo de contemplación. Las faltas que se encuentran en los seres engendrados y en las acciones provienen de que nos apartamos del objeto contemplado; así, el mal artesano es el que produce formas viciosas. Los amantes que contemplan una forma tratan por todos los medios de alcanzarla.

Bouillet

VII. Puisque la contemplation s’élève par degrés, de la Nature à l’Âme, de l’Âme à l’Intelligence, que la pensée y devient de plus en plus intime, de plus en plus unie à celui qui pense, que dans l’âme parfaite les choses connues sont identiques au sujet qui connaît, parce qu’elles aspirent à l’Intelligence, évidemment dans l’Intelligence le sujet doit être identique à l’objet, non parce qu’il se l’est approprié, comme le fait l’âme parfaite, mais parce qu’il a la même essence, qu’être et penser y sont une seule et même chose. Dans l’Intelligence il n’y a plus d’un côté l’objet, d’un autre le sujet; sinon, il faudrait un autre principe où n’existerait plus cette différence. Il faut donc qu’en elle ces deux choses, le sujet et l’objet, n’en fassent réellement qu’une seule ; c’est là une contemplation vivante, et non plus un objet de contemplation qui semble être dans une autre chose : car, être dans une autre chose qui vit, ce n’est pas vivre soi-même. Donc, pour vivre, l’objet de la contemplation et de la pensée doit être la Vie elle-même, et non la vie végétative, ni la vie sensitive, ni la vie psychique : car ce sont là des pensées différentes, l’une étant la pensée végétative, l’autre, la pensée sensitive, l’autre la pensée psychique . Pourquoi sont-ce là des pensées (νοήσεις) ? c’est que ce sont des raisons.

Toute vie est une pensée qui, comme la vie elle-même, peut être plus ou moins vraie. La Pensée la plus vraie est aussi la Vie première, et la Vie première ne fait qu’un avec l’Intelligence première : ainsi, le premier degré de la vie est également le premier degré de la pensée, le second degré de la vie est le second degré de la pensée, et le dernier degré de la vie est aussi le dernier de la pensée. Donc toute vie de cette espèce est une pensée. Cependant les hommes peuvent assigner les différences des divers degrés de vie sans pouvoir indiquer également celles des différents degrés de pensée; ils se contentent de dire que les uns impliquent l’intelligence et que les autres l’excluent, parce qu’ils ne cherchent pas à pénétrer l’essence de la vie. Remarquons du reste que la discussion nous ramène encore ici à cette proposition : Tous les êtres sont des contemplations. Si la vie la plus vraie est la vie de la pensée, si la vie la plus vraie et la vie de la pensée sont identiques, il en résulte que la pensée la plus vraie est une chose vivante. Cette contemplation est vie, l’objet de cette contemplation est être vivant et vie, et tous les deux ne font qu’un.

Comment, puisque tous les deux ne font qu’un, l’unité qu’ils forment est-elle devenue multiple ? C’est qu’elle ne contemple pas l’Un ou qu’elle ne le contemple pas en tant qu’il est l’Un ; sinon, elle ne serait pas l’Intelligence. Après avoir commencé par être une, elle a cessé de l’être; elle est, sans le savoir, devenue multiple par l’effet des germes féconds qu’elle portait en elle ; elle s’est développée pour posséder toutes choses, quoiqu’il eût mieux valu pour elle ne pas le souhaiter. En effet, elle est ainsi devenue le second principe, comme un cercle, en se développant, devient une figure et une surface où la circonférence, le centre, les rayons sont choses distinctes, occupent des points différents . Ce dont 226 les choses procèdent (τὸ ἀφ’ οὗ) est meilleur que ce à quoi elles aboutissent (εἰς ὅ). Ce qui est origine n’est pas tel que ce qui est origine et fin, et ce qui est origine et fin n’est pas tel que ce qui n’est qu’origine. En d’autres termes, l’Intelligence même n’est pas l’intelligence d’une seule chose, mais l’intelligence universelle ; étant universelle, elle est l’intelligence de toutes choses . Il faut donc, si l’Intelligence est l’intelligence universelle, est l’intelligence de toutes choses, que chacune de ses parties soit aussi universelle, possède aussi toutes choses; sinon, il y aurait dans l’Intelligence une partie qui ne serait pas intelligence ; l’Intelligence se composerait de non-intelligences; elle ressemblerait à un amas de choses qui ne formeraient une intelligence que par leur réunion. Ainsi, l’Intelligence est infinie : si quelque chose procède d’elle, il n’en résulte d’affaiblissement ni pour la chose qui procède d’elle, parce que ce qui procède d’elle est aussi toutes choses, ni pour l’Intelligence dont la chose procède, parce qu’elle n’est pas un amas de parties .

Guthrie

THIS CONTEMPLATION IS THE GOAL OF ALL KINDS AND GRADES OF EXISTENCE.

7. (6). Thus everything (ultimately) derives from contemplation; everything (really) is contemplation, including the true beings, and the beings by the former secondarily begotten by giving themselves up to contemplation, and which themselves are objects of contemplation either for sensation, or for knowledge or opinion. Actions, and also desire, result in knowledge.

Generation originates in speculation, and ends in the production of a form, that is: in an object of contemplation. In general, all beings that are images of generating principles produce forms and objects of contemplation. Begotten substances, being imitations of beings, show that the purpose of generating principles is neither generation nor action, but the production of works which themselves are to be contemplated. Contemplation is aimed at by both discursive thought, and beneath it, by sensation, the end of both of which is knowledge. Further, beneath discursive thought and sensation is the nature which, bearing within herself an object of contemplation, that is, a (“seminal) reason,” produces another “reason.” Such are the truths that are self-evident, or that can be demonstrated by reasoning. Besides it is clear that, since the intelligible objects devote themselves to contemplation, all”other beings must aspire thereto; for the origin of beings is also their end.

EVEN LOWER FORMS OF BEGETTING ARE DUE TO SEMINAL REASONS.

The begetting of animals is entirely due to the activity within them of seminal reasons. Generation is an actualization of contemplation; it results from the need of producing multiple forms, from objects of contemplation, of” filling everything with reasons, of ceaseless contemplation; begetting is no more than producing a form, and to spread contemplation everywhere. All the faults met with in begotten or manufactured things are no more than faults of contemplation. The poor workman resembles the producer of bad form. Besides, lovers must be counted among those who study forms, and who consequently give themselves up to contemplation. But enough of this.

Taylor

VII. Hence then it truly appears that all things derive their being from contemplation, and are contemplations, as well the things which truly exist as the things produced from them, viz. spectacles formed from the speculations of true beings, and every where presenting themselves either to the energies of sense, of knowledge, or of opinion. Actions too are directed to knowledge as their end, and desire affects knowledge. Generations likewise, originating from speculation into form, and there ending, cease to fabricate any other contemplative specimen, and every where particular imitations of efficient causes, produce spectacles and species. Generated substances likewise, imitations as it were of beings, declare that efficient causes behold as their end, neither productions nor actions, but the effect itself, for this only purpose, that it may be a spectacle to beholders.

But even our very thoughts desire to behold, and prior to these the senses, whose end is knowledge: and again before these nature herself, possessing in herself reason and a spectacle, generates besides another reason. So that from hence it appears, that since those natures which are the first of all abide in contemplation, all the rest must necessarily desire contemplation as their end, since that which is the principle of all things is proposed as their end. Hence when animals generate, the seminal reasons within stimulate to production, the whole of which is the energy of contemplation, and a stimulus desiring to fabricate many species and various spectacles, and to fill all things with reasons, and, as it were, to be fixed in perpetual intuition; for to produce any particular nature, is to produce a certain form, and this is no other than entirely to fill all things with contemplation; besides, deviations from rectitude, which arise as well in generated natures as in actions themselves, appear to be nothing else than certain wanderings of the eyes of contemplative natures from the objects of their perception: and a bad artificer appears similar to him who produces deformed forms. Lastly, lovers themselves are particularly conversant in beholding, and eagerly rush to the contemplation of form: and thus much concerning nature, and the mode of her operation.

MacKenna

7. Certain Principles, then, we may take to be established — some self-evident, others brought out by our treatment above:

All the forms of Authentic Existence spring from vision and are a vision. Everything that springs from these Authentic Existences in their vision is an object of vision-manifest to sensation or to true knowledge or to surface-awareness. All act aims at this knowing; all impulse is towards knowledge, all that springs from vision exists to produce Ideal-Form, that is a fresh object of vision, so that universally, as images of their engendering principles, they all produce objects of vision, Ideal-forms. In the engendering of these sub-existences, imitations of the Authentic, it is made manifest that the creating powers operate not for the sake of creation and action but in order to produce an object of vision. This same vision is the ultimate purpose of all the acts of the mind and, even further downward, of all sensation, since sensation also is an effort towards knowledge; lower still, Nature, producing similarly its subsequent principle, brings into being the vision and Idea that we know in it. It is certain, also, that as the Firsts exist in vision all other things must be straining towards the same condition; the starting point is, universally, the goal.

When living things reproduce their Kind, it is that the Reason-Principles within stir them; the procreative act is the expression of a contemplation, a travail towards the creation of many forms, many objects of contemplation, so that the universe may be filled full with Reason-Principles and that contemplation may be, as nearly as possible, endless: to bring anything into being is to produce an Idea-Form and that again is to enrich the universe with contemplation: all the failures, alike in being and in doing, are but the swerving of visionaries from the object of vision: in the end the sorriest craftsman is still a maker of forms, ungracefully. So Love, too, is vision with the pursuit of Ideal-Form.